- Le musée des Beaux-Arts de la ville de Rouen
:

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- Le château-musée de Dieppe :

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- Le FRAC Haute-Normandie :

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- Le musée Giverny :

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- Le musée Malraux du Havre :

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LE FRAC (Fonds régional d’art contemporain) de HAUTE-NORMANDIE

 

Les FRAC
Créés à l’initiative du Ministère de la culture et de la communication, les FRAC (Fonds régionaux d'art contemporain) ont été institués en régions par la circulaire du 3 septembre 1982 sur la base d’un partenariat entre l’État et les Conseils régionaux, pour être un point d’appui essentiel de la politique de soutien à la création et à la diffusion de l’art contemporain, afin de “collectionner l'art de notre temps, le donner à voir et en faire la pédagogie”, et ce, en-dehors du strict périmètre des cercles parisiens. Depuis leur création les FRAC ont ainsi contribué à la diffusion des propositions esthétiques les plus novatrices des créateurs d’aujourd’hui  dans les régions et les départements. L’acquisition d’œuvres d’artistes vivants, représentatives des orientations les plus actuelles de la création, nourrit ainsi les deux spécificités des FRAC par rapport aux musées : la mobilité des collections et la prépondérance des actions hors les murs. En effet, à la différence des musées, la vocation première des FRAC n’est pas une mission de conservation et d’exposition d’une collection, mais une mission de diffusion et de sensibilisation, voire de pédagogie. Les œuvres du FRAC sont destinées à se déplacer pour aller à la rencontre du public. Pour cette raison, de nombreux FRAC fonctionnèrent durant plusieurs années sans lieu spécifique d’exposition.
Ce n’est qu’en 1998  que le FRAC de Haute-Normandie, créé en 1983, s’installa dans le bâtiment actuel, à la frontière entre Rouen et Sotteville-lès-Rouen, face au Jardin des Plantes.
Progressivement, des projets de construction s’inscrivant dans le cadre de la politique de développement des « FRAC de deuxième génération » se mettent en place et concernent aujourd’hui plusieurs régions (FRAC Centre avec Dominique Jakob et Brendan McFarlane, FRAC Bretagne avec Odile Decq et Benoît Cornette...). 

Il existe 22 Frac en France. Ce sont essentiellement des structures associatives, avec un président et un conseil d’administration. Ils sont financés par l’Etat et la région, voire le département et la ville.


FRAC de Bretagne   projet d’Odile Decq et Benoît Cornette (2008)

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Le FRAC de Haute-Normandie
     

                       Trafic Frac  3,   place des martyrs de la Résistance  76300 Sotteville-lès-Rouen
site : www.frachautenormandie.org/
FRAC / TCAR

Entrée du Frac aujourd’hui
(Collection personnelle)

L'ancien magasin des tramways avant sa rénovation
(Archives – Mairie de Sotteville-lès-Rouen)

 

L’histoire du Frac en 3 étapes :
Le FRAC tel que nous le connaissons aujourd’hui est, selon Denis Auvray, Directeur de l’urbanisme de la ville de Sotteville-lès-Rouen, « un bâtiment qui revient de loin ». Le bâtiment appartenait initialement à un ensemble de friches industrielles construites à la fin du 19ème siècle à Sotteville-lès-Rouen, sur les limites extérieures d’un terrain triangulaire d’un hectare. L’ensemble des bâtiments, entrepôts et cour pavée, constituait le dépôt des tramways de la ville de  Rouen. Il a été baptisé "Trafic" en mémoire de cette activité première. 
1) Construction en 1931 d’un magasin pour le compte de la « compagnie des Tramways » de Rouen. (Architecte : P.Chirol ;  Entrepeneur : G.Lanfry)  

Les premiers tramways étaient tirés par des chevaux et les entrepôts étaient composés majoritairement d’écuries et de greniers à foin.


                                Les anciennes écuries,  côté rue de Trianon  (archives de la mairie de Sotteville-lès-Rouen)

La construction du magasin fut décidée et commandée en 1931 à l’architecte Pierre Chirol, pour suivre l’évolution des tramways et l’apparition de l’électrification. Ce magasin, destiné au stockage et aux réparations des moteurs électriques, comportait 3 niveaux. L’atelier de réparation occupait le rez-de-chaussée, le stockage des pièces et rames électriques se faisait dans les coursives hautes et dans le sous-sol. Un monte-charge, avec rideaux métalliques en accordéon, reliait les niveaux, ainsi que deux escaliers dont un hélicoïdal, inutilisé aujourd’hui, mais toujours existant.


Le monte-charge (archives de la mairie de Sotteville-lès-Rouen)

Construit sur le principe de l’architecture à armature de béton armé à murs rideaux en briques creuses, on y trouve, selon le rapport de la mairie effectué en 1990 , « une intéressante originalité architecturale et des anachronismes rappelant les constructions de bois d’antan ». L’éclairage d’ensemble du lieu était essentiellement zénithal (grâce à un toit en verrière).Le rez-de-chaussée comportait une verrière en bandeau, à hauteur de 2,90m. La lumière était diffusée en sous-sol grâce à des pavés de verre.
Le magasin et l’ensemble du dépôt ont appartenu successivement à l’ancien district, au SIVOM puis au Comité d’agglomérations. Ils ont définitivement cessé toute activité dans les années 50 quand les dernières motrices cessèrent de circuler après 76 ans de service.

2) 1990 et 1991 : «  Gare à la fête » et « Viva Cité »


Avec la création de « Gare à la fête » en 1990 et de « Viva Cité » en 1991, tous deux festivals des arts de la rue, la ville de Sotteville-lès-Rouen, accompagnée dans ces initiatives du Ministère de la Culture et de la Francophonie et de la D.R.A.C (Direction régionale des affaires culturelles) de Haute-Normandie, poursuivait le développement de son action culturelle initiée depuis 1989.
Du 20 au 24 Juin 1990, plus de 20 000 visiteurs investirent les anciens dépôts des tramways et découvrirent « Gare à la fête », manifestation qui proposait spectacles théâtraux, concerts et expositions d’arts plastiques, dans le magasin TCAR qualifié « d’écrin inattendu » par l’affiche culturelle de Haute-Normandie. Les années suivantes, le magasin sera également le lieu des répétitions de « Viva Cité », voire d’hébergement des troupes de théâtre.
C’est à  cette époque qu’est né dans l’esprit de Daniel Andrieu, Directeur du Festival de rue, de Denis Auvray, architecte et urbaniste et de quelques élus,  séduits par l’état de conservation du bâti, sa lumière et son ambiance,  le projet d’y installer un espace d’art contemporain. Au-delà de l’aspect strictement culturel, ce projet s’inscrira dans un programme urbain de requalification des lieux du passé et des entrées et sorties de ville. La reconversion du domaine ferroviaire de la  gare de triage de Sotteville-lès-Rouen en atelier d’artistes (Atelier 231) est inspirée par les mêmes desseins.

3) Rénovation et reconversion du bâtiment TCAR – installation du FRAC

Le projet de rénovation et reconversion du bâtiment TCAR a ainsi vu le jour dans les années 90. Il est le reflet d’une véritable volonté politique culturelle, de diffusion de l’art contemporain régional, national et international. Bien avant que ce lieu ne devienne officiellement le siège du FRAC, le projet envisageait déjà l’accueil régulier de ses œuvres.


Entrepôts, cour pavée et magasin, avant travaux 
(vue panoramique par collage de photographies, réalisé par les architectes – archives de la mairie de Sotteville-lès-Rouen)

Au terme d’un concours organisé en 1996  par le Conseil Régional de Normandie et la Mairie de Rouen, maître d’ouvrage de l’opération, autour d’un projet de logements destiné à l’ensemble du site concerné par le programme de requalification,  le cabinet d’architectes lauréat (Groupe 3 de Rouen) en accord avec la volonté de la mairie, choisit de conserver le bâtiment pour en faire un lieu de diffusion artistique. Un second concours, en 1997, consacré à la reconversion du magasin privilégia le projet de réhabilitation proposé par Claude Tautel, architecte parisien. Entrepôts et bâtiments divers (dont la maison du gardien) furent détruits. Le quartier, dans son ensemble, fut progressivement restructuré et rénové.

La maison du gardien, l’entrée  et le magasin
La cour intérieure
La rue de Trianon

Plan du site
(Photographies issues des archives de la mairie de Sotteville-lès-Rouen)

Le quartier rénové - rue de Trianon  (Collection personnelle)

 

La rénovation-reconversion par Claude Tautel, du cabinet «Volume architectes » : « redonner du sens à un bâtiment, le révéler »

Claude Tautel  « transformateur d’espaces urbains et bâtis » est un habitué des réhabilitations et des réaménagements (FRAC, réaménagement intérieur du musée des Beaux-arts de Calais. réhabilitations dans les grands ensembles, réaménagement des territoires urbains à travers la mutation des lieux hérités de l’industrie lourde, aménagement d'un espace muséographique à Retournac dans deux anciennes manufactures de dentelles). Pour lui « la mémoire est plus importante que le monument » et restaurer est une mission sacrée dans laquelle «  la revitalisation du lieu dépend de la reconnaissance du passé, de la reconquête d’une histoire et du partage des émotions autour de cet héritage » .C’est dans cet esprit qu’il choisit d’intervenir « a minima » sur le bâtiment TCAR d’origine afin de respecter sa symbolique historique et industrielle, en gardant presqu’intact l’extérieur du bâti et en revalorisant les volumes intérieurs existants sans en  modifier la structure interne.

La plupart des transformations sont essentiellement des travaux d’assainissement, de sécurité et d’acoustique  (récupération du béton ancien ; reprise des enduits, pose de menuiseries en aluminium,  passages aux normes des rampes, escaliers et garde-corps, rénovation des sols, poses de cimaises).

Une réflexion innovante sur l’éclairage naturel et artificiel des différentes pièces conduira l’architecte à une modification astucieuse de la toiture en verrière ancienne. La verrière, telle qu’elle était, portée directement sur de grandes courbes de béton,  écrasait l’espace par trop de lumière. Claude Tautel eut l’idée de casser cette lumière et de proposer une autre combinaison lumineuse à l’aide d’un chapeau de verre feuilleté asymétrique, équipé d’écrans déroulables.


Projet, phase APD, coupe (Mairie de Sotteville-lès-Rouen)

Vues intérieures : le nouveau toit en verrière, l’ascenseur, les murs blancs, les garde-corps – 1er niveau (Collection personnelle)

Vue intérieure , avant travaux
(Archives mairie de Sotteville-lès-Rouen)

L’escalier hélicoïdal, restauré mais condamné
(Collection  personnelle)

Banque d’accueil vue du 1er niveau
(Collection personnelle)

Sous-sol : archives, bureaux, bibliothèque, ateliers pédagogiques
(Collection personnelle)

L’arrivée de Marc Donnadieu à la direction du FRAC : aménagements muséographiques (éléments recueillis lors d’un entretien au FRAC le  10 Décembre 2007 et  à l’occasion de la journée d’études  du 6 Mai 2008 à l’IUFM de Mont-Saint-Aignan) 

Marc Donnadieu, actuel directeur du FRAC a succédé à Alexandra Midal. Il est arrivé en Janvier 1999, soit 4 mois après l’inauguration (qui avait eu lieu en Septembre 1998) après avoir été chargé de mission à l'Institut français d'architecture pendant dix ans. Il est également critique d’art et d’architecture. Sa formation initiale d’architecte (diplômé de l’école d’architecture de Nancy, son diplôme portait précisément sur « l’extension du Musée des Beaux-Arts de Nancy ») le conduit naturellement aussi bien dans sa pratique, dans ses scénographies que dans son enseignement, à questionner les relations entretenues par l’art avec l’espace. Des artistes invités au FRAC investissent ainsi les lieux qui sont offerts à leur création( Michel François en 2005, Javier Pérez en 2006 )

Pour les 10 ans du FRAC, le bâtiment sera confié à 4 artistes (Claude Levêque, Dominique Saltiel, Dominique Petitgrand et Franck David) qui auront pour mission d’intégrer l’ensemble de l’espace et d’y répondre en tant qu’espace architectural

 


«  Théâtre des opérations » de Michel François au FRAC  en 2005

www.exporevue.com/magazine/fr/michel_francois.html

L’adaptation de Marc Donnadieu à ce nouveau lieu qui lui était offert  s’est effectuée, selon lui, très aisément, d’autant plus qu’il en a immédiatement mesuré et apprécié les qualités de lumière et les vastes dimensions  en adéquation avec les collections de l’époque.
Quelques idées d’aménagement et de modifications se sont cependant progressivement imposées.
° Aménagements  muséographiques : 

  1. des cloisons ont été conçues et posées pour fragmenter l’espace du rez-de-chaussée, non pour imposer un parcours obligé, mais pour ralentir la déambulation, ménager des inattendus et inviter les visiteurs, par des changements de rythme,  à s’arrêter quelquefois plus longuement devant certaines œuvres.
  2. quelques espaces fermés, en particulier ce que Marc Donnadieu appelle « la boîte noire » ( Black Box) ont permis, en masquant les sources lumineuses des fenêtres-bandeaux, d’aménager des lieux de projection d’œuvres d’artistes vidéastes – en accord avec les tendances contemporaines – ou de documents pédagogiques venant compléter les connaissances des démarches artistiques et s’inscrivant dans le projet des FRAC et dans leur mission de renseigner sur « l’entièreté des œuvres »
  3. quelques éclairages indirects ou spots ont été ajoutés pour moduler la lumière ambiante zénithale.

Les murs, blancs d’origine, conformément aux principes de sobriété et neutralité des nouveaux musées des années 80, accueillent aujourd’hui des couleurs, en particulier le fameux orangé du mur de la cimaise.

Cloisons et « mur orange » au premier plan  - préparation d’une exposition en 2007
(Collection personnelle)

La « boîte noire »
( collection personnelle)
Page d’accueil du Frac

° Aménagements des dispositifs d’accueil et d’identification du lieu : la couleur orangée
Le Bâtiment Trafic, du fait de ses particularités architecturales anciennes, de sa position en retrait dans le terrain et de l’absence d’ouverture directe sur la rue (le mur qui longe la rue de Trianon est quasiment aveugle) a mis du temps à être identifié par le public local comme lieu d’art. De même son appropriation par le quartier ne s’est pas effectuée facilement.

Cette identification est une source d’interrogations constantes pour Marc Donnadieu qui a successivement proposé 3 signes forts à l’adresse du public :
- dans un premier temps, un drapeau sur un mât
- puis, de grandes bâches avec des photographies

- et enfin les bâches oranges actuelles, sortes de kakemono portant le nom du FRAC, outils visuels simples mais efficaces, signes identitaires du FRAC par la couleur qui entre en résonance avec celle du mur « cimaise », de la page d’accueil du site et du mobilier d’accueil.

Les bandes orangées sur façades et sur rue (Collection personnelle)

- une des missions premières des nouveaux centres d’art et musées des années 80 s’inscrivant dans la lignée des maisons de la culture étant l’accueil des publics et l’accessibilité ( non exclusion) aux collections ou évènements, les dispositifs d’accueil ont été l’objet de toute l’attention des directeurs d’art. Marc Donnadieu, dans cette perspective, a repensé la banque d’accueil du FRAC en privilégiant 2 axes  fondateurs : convivialité et fonctionnalité  d’une part (s’asseoir, feuilleter les documents mis à disposition),et relation directe avec les démarches contemporaines, d’autre part. Le mobilier béton (Comptoir et banquette intégrée) dessiné par l'artiste Joop Van Lieshout (Sculpteur designer scientifique inventeur) sert également ce projet..

Banque d’accueil
Vue du premier niveau
 Mobilier
(Collection personnelle)

                  

FICHE DE PRESENTATION DU FRAC HAUTE-NORMANDIE (Extraits)              
www.frachautenormandie.org/


Le Frac Haute-Normandie bénéficie du soutien de la Région Haute-Normandie,
du Ministère de la Culture et de la Communication/DRAC Haute-Normandie et de la Ville de Sotteville-lès-Rouen


ESPACE D’EXPOSITIONS         


Sur près de 600 m2 répartis sur trois niveaux, cet édifice exceptionnel offre au Frac l’opportunité d’organiser un programme régulier d’expositions monographiques ou thématiques sur l’art d’aujourd’hui, mais aussi de mener un travail pédagogique en profondeur à destination du public scolaire, étudiant et adulte. Il est, bien entendu, accessible aux handicapés. La surface propre aux expositions se développe sur 400 m2, sur deux niveaux situé au rez-de-chaussée et au premier étage du bâtiment.
Il dispose de quatre types d’espaces complémentaires :
• La "banque d’accueil" et son espace de documentation sur la vie culturelle régionale. Elle engage un premier contact avec le programme des expositions ainsi que sur les activités du Frac Haute-Normandie, mais permet également une sensibilisation immédiate à la création contemporaine à travers un accueil personnalisé et une mise à disposition de documents divers.
• L’espace d’exposition principal ouvert sur deux niveaux. De nombreux murs de cimaise permettent la présentation d’œuvres de toute nature. Il est également largement éclairé par d’importantes ouvertures et une verrière en toiture.
• La "Cimaise", mur expérimental pour des projets plus courts ou des ponctuations parallèles.
• La "Black Box", espace noir fermé pour la projection de vidéos ou des projets d’installation in situ.
Ces deux derniers espaces, plus souples dans leur fonctionnement, répondent à une nouvelle rapidité de réaction face à l’évolution des pratiques artistiques actuelles et permettent également de présenter régulièrement les acquisitions récentes de la collection. Face à un public de plus en plus fidélisé, ils se présentent ainsi comme des événements dynamiques pendant la durée des “grandes” expositions.
L’espace pédagogique est situé au niveau inférieur du bâtiment qui accueille également la régie de la collection, un centre de documentation, des locaux d’archives. Cet espace spécialement destiné aux ateliers pour enfant peut être également utilisé comme salle de conférences ou comme lieu de rencontres.

COLLECTION

La collection du Fonds Régional d’Art Contemporain de Haute-Normandie est, aujourd’hui, riche de plus de 900 œuvres signées par plus de 350 artistes. Elle se veut représentative de la diversité des démarches et des pratiques artistiques actuelles : peintures, dessins, estampes, sculptures, installations, photographies, vidéos, livres et cédéroms d’artistes, verre contemporain, etc.
C’est à partir de l’existence de cette collection que le Frac Haute-Normandie fonde l’essentiel de sa politique de diffusion et de sensibilisation à l’art contemporain. Dans ce cadre, le programme d’expositions en région fait l’objet de nombreux partenariats (prêts d’oeuvres, collaborations, coproductions…) entre le Frac et les autres acteurs culturels de la région Haute-Normandie : Musées, espaces d’art contemporain, maisons des arts, écoles des Beaux-Arts, médiathèques, lieux de patrimoine, lieux de spectacle vivant, etc. Elles participent donc activement au développement d’une proximité immédiate et familière avec l’oeuvre d’art, et suscitent également de nouvelles curiosités pour la création contemporaine.
Cet accès direct aux oeuvres de la collection du Frac Haute-Normandie s’appuie également sur une politique suivie de dépôts à long terme dans les Musées ou les établissements culturels régionaux, ainsi que dans les bâtiments publics de l’État ou des collectivités locales et territoriales.

ORGANISATION DE LA STRUCTURE


Le Frac Haute-Normandie est une association loi de 1901 subventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication/Drac Haute-Normandie et la Région Haute-Normandie, régulièrement déclarée en Préfecture et publiée au Journal Officiel le 22 février 1995. Son siège social est situé Bâtiment Trafic, place des Martyrs-de-la-Résistance 76300 Sotteville-lès-Rouen.
Il est actuellement présidé par Monsieur Laurent Logiou, Conseiller Régional de Haute-Normandie. Son Conseil d’Administration est composé de neuf membres de droits dont cinq représentants du Conseil Régional (désignés par le Président du Conseil Régional), et quatre représentants de l’État (le Délégué aux Arts Plastiques pour le Ministère de la Culture, le Préfet de la Région Haute-Normandie et du Département de la Seine-Maritime, le Directeur de La Direction Régionale des Affaires Culturelles de Haute-Normandie, le Recteur de l’Académie de Rouen), de cinq membres associés ou membres d’honneur dont le mandat est renouvelable tous les cinq ans (Conservateurs de Musée, Directeurs de structures ou personnalités culturelles régionales). Son Assemblée Générale, quant à elle, compte d’autres membres associés complémentaires.
Concernant l’enrichissement de la collection, le Frac Haute-Normandie s’en remet à un comité technique d’achat renouvelé tous les trois ans. Il réunit des spécialistes en art contemporain qui étudient chaque année, lors de deux commissions, l’ensemble des suggestions d’acquisition reçues par le Frac, ou apportées par ses membres. Les propositions retenues sont ensuite soumises à l’approbation du Conseil d’Administration.
L’équipe même du Frac Haute-Normandie est composée de 6 personnes et s’est structurée autour de cinq pôles : la Direction, l’Administration générale, le Service des publics et de la médiation artistique, la Communication et les relations presses, la Régie de la collection. Marc Donnadieu en est le directeur actuel.

Partenaires institutionnels
Drac Haute-Normandie

Région Haute-Normandie

 

A.Boulon-Fahmy - Mai 2008